J’appréhende cette sortie tous les jours quand vient l’heure. Et l’heure, c’est l’heure. On ne lui fait pas. Cette sortie tant attendue par mon chien, impossible d’y échapper, je lui briserai le cœur tellement il l’attend avec impatience… (sa gueule me sourit lorsqu’il a compris qu’on s’apprête à sortir et sa queue remue tellement qu’on dirait un hélicoptère prêt à s’envoler!).
Je vis à la campagne et beaucoup s’échappe, une barrière qui s’ouvre par grand vent, un (satané) feu d’artifice ou tout simplement par négligence du propriétaire, bien que ça puisse arriver à tout le monde ?
Bref, c’est un stress permanant que je n’avais pas avant. Avant qu’il n’y ait autant de dérapage et de propriétaires laxiste qui ne s’occupe pratiquement plus de leur chien (éducation, sociabilisation, etc..).
Le pire, c’est quand je lis ce genre de faits divers : « Son chien éventré par deux bergers allemand lors d’une sortie en forêt. LE propriétaire, c’est fait la malle!) » Horreur !! Et si ça m’arrivait un truc pareil ?? Comment réagir face à ça ?
J’essaie de me rassurer, de me dire que la plupart des chiens que je croise ne sont pas agressifs, qu’ils sont juste curieux, parfois mal éduqués, mais pas forcément dangereux. Pourtant, cette petite voix dans ma tête ne veut rien entendre. Elle me rappelle sans cesse ces histoires effrayantes, ces accidents qui auraient pu être évités, ces chiens livrés à eux-mêmes qui deviennent imprévisibles.
Alors, chaque promenade devient une mission. J’analyse les environs, je scrute au loin, aux aguets du moindre mouvement suspect. Un chien sans laisse ? Mon cœur s’emballe. Est-il seul ? A-t-il un maître quelque part ? Est-il amical ou territorial ? Autant de questions qui fusent en une fraction de seconde, me forçant à ralentir, à anticiper une issue de secours si jamais la situation dégénère.
Mon chien, lui, ne comprend pas mon stress. Il avance, joyeux, insouciant, la truffe au vent, heureux de ce moment de liberté. Je l’envie presque. Il n’a pas cette peur au ventre, cette tension constante qui me ronge. Il vit l’instant présent, tandis que moi, je me perds dans des scénarios catastrophes.
Et puis, il y a ces rencontres inévitables. Ce chien qui surgit d’un jardin mal clôturé, ce molosse en liberté dont le maître est trop loin pour intervenir, ce moment de panique où je me demande : que faire ? Fuir ? Mais mon chien pourrait le prendre comme un jeu et lui courir après. Se figer ? Et si l’autre attaque ? Prendre mon chien dans les bras ? Mauvaise idée, je le sais, mais l’instinct protecteur est plus fort que la raison.
Je pense à tout, j’imagine le pire, et pourtant… Je continue à sortir. Parce que mon chien a besoin de courir, de sentir, de vivre. Parce que malgré tout, ces moments partagés sont précieux. Alors je serre les dents, je respire, et j’avance, en espérant qu’aujourd’hui encore, tout se passera bien.
Promener Son Chien Sans Crainte : Astuces pour Gérer l’Anxiété et les Imprévus
